Ouvrir un oeil... puis l'autre... et déjà le soleil brille haut dans le ciel. Une belle journée s'annonce. Aujourd'hui, pas de télé en perspective. Pas de choucroute non plus.
Un sac à dos, deux sandwiches, un k-way (on ne sait jamais) et direction la Moselle. Rhodes, parc animalier de Sainte-Croix.
C'est mieux qu'un zoo... car si on n'y voit ni lion, ni girafe, ceux qu'on observe arborent un joyeux minois. Leur enclos n'est ni bétonné ni artificiel. Tout juste si enclos, il y a. Chaque animal dispose de toute l'immensité naturelle dont il a besoin. Avec ses 120 hectares, 1200 animaux issus de 80 espèces européennes sont en semi liberté.
Sur la Place de Brame, la plaine est mise à
nu. Un diamant silencieux au fond de la gorge. La vie s'organise doucement. Les biches se désaltèrent, les jeunes mâles se font les bois sur de vieux troncs tandis que les cerfs veillent sur les
60 membres de la harde d'un visage tranquille. Pas de prédateur affamé ou d'âme humaine en quête de trophée. Juste la vie dans toute sa simplicité.
Ici, nous apprendrons à mieux connaître certaines espèces, grâce aux panneaux pédagogiques.
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Le cerf est le plus grand herbivore de nos forêts ! A l'origine, cet animal vivait dans les plaines, mais du fait d'une croissante activité humaine, il s'est réfugié dans les forêts... Pas très pratique pour leurs bois si encombrants. Il existe encore environ 9000 cerfs en Lorraine.
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Le daim est un gibier peu répandu et son plus grand nombre vit en Alsace,
dans la forêt de l'Illwald. La glaciation a exterminé
cette espèce répandue dans toute l'Europe. Seul un petit groupe subsista en Asie Mineure. Les romains l'ont ensuite réintroduit un peu partout pour en faire du gibier ou pour le domestiquer.
Son pelage varie en fonction des saisons et de son état (sauvage ou domestique). Si mes souvenirs sont bons, il est tacheté lorsqu'il est domestiqué et noir à l'état sauvage. Mais je n'y
mettrais pas ma main à couper. Quoiqu'il en soit, il est possible pour les visiteurs de les nourrir. Un moment de pur bonheur offert à condition de ne pas courir ni crier. C'est à en prendre
de la graine.
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Dans nos forêts, vit aussi le hibou grand-duc. Ce carnivore est un excellent prédateur, mais bien menacé d'extinction au jour d'aujourd'hui. C'est le plus grand des rapaces nocturnes d'Europe et il préfère vivre sur les falaises ou en montagne.
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Le mouflon corse a également ses quartiers ici. Cet herbivore descend des moutons primitifs, introduits en Corse voilà 8000 ans. Ils vivent en harems dans les zones montagneuses. Nous n'aurons pas eu la chance d'en apercevoir, où alors de fort loin !
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Le cheval Tarpan a été complètement exterminé voilà plusieurs siècles, à cause de la déforestation. Dieu sait comment, il en existe dans les réserves naturelles aujourd'hui.
Dans le Monde des Étangs, les tortues de Floride, pélicans, cormorans, castors et échassiers cohabitent en harmonie. Ils laissent à loisir admirer leurs plumes ou leurs poils, brillants par l'action de l'eau combinée à celle du soleil. Les espèces vivant dans cet espace sont nombreuses et ont des noms irretenables ! Heureusement, merci les panneaux pédagogiques !
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Ainsi, sans me tromper, je peux parler de la bernache nonnette, espèce protégée qui nous vient droit du Groenland ! Elle migre chez nous en hiver, sur les plaines enneigées.
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Le canard casarca est menacé et donc grandement protégé près des lacs salés où il aime à nicher. Sa particularité de vivre en couple et de ne laisser aucun intrus s'aventurer trop près de sa compagne lui aura valu une réputation de fin jaloux.
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Le colvert est un animal familier puisqu'il y en a un peu partout dans le monde, dès qu'il se trouve un point d'eau. A défaut, il s'installera en ville !
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Le castor d'Europe est le plus gros rongeur du continent. Espèce en voie d'extinction, ses 18 individus ont su réagir pour compter aujourd'hui environ 400 bêtes ! Malgré tout, cette espèce est toujours protégée ! Elle n'a que trop été victime de son agréable fourrure.
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La cigogne blanche est la grande voyageuse la plus célèbre de nos plaines vinicoles. Elle migre vers l'Afrique où elle trouve son origine, en hiver, en quête de nourriture.
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La cistude est une petite tortue bien utile à l'équilibre
de notre biodiversité. Elle agit en véritable agent de
nettoyage, permettant ainsi aux autres animaux de ne pas être victime de maladies et autres menaces en tout genre en mangeant les petits animaux malades et les animaux morts !
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Le cygne tuberculé est le plus lourd des oiseaux européens. Sédentaire, il supporte très bien le froid ne l'obligeant ainsi pas à voler vers des contrées plus chaudes en hiver.
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La foulque macroule ressemble fort à la poule d'eau qui a sa différence uniquement à la petite tache sur le bec : rouge pour la poule d'eau, blanche pour la foulque.
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Le grand cormoran se gonfle les plumes d'eau. Ainsi, pour sécher au soleil, il écarte ses ailes, se donnant ainsi un air majestueux au possible qui inspira bien des égyptiens. C'est ainsi que le grand cormoran s'est vu divinisé sous l'oeil caniculaire de Râ.
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Le héron bihoreau ressemble à un corbeau... mais blanc (pas tout à fait !) Ses oeufs sont admirables de par leur couleur : bleu.
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Le héron cendré est le héros de la jeunesse de mon petit frère... Impressionné, ce dernier me racontait comment avec son bec acéré il poignardait ses proies avant de les manger...
C'est dans les eaux de la Vallée des Ours que nous aurons eu certainement l'excitation la plus tenace au fond de nos entrailles... Grâce aux ours... Est-il utile de rappeler la caractéristique de ce parc ? La semi liberté ?
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La marmotte des Alpes vit au dessus de 1500 m d'altitude.
Alors que nous l'observions, elle dégustait une carotte, à
l'abri des renards et aigles royaux qui sont ses habituels prédateurs.
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Le vautour fauve, charognard lui aussi est bien utile à l'environnement qu'il aseptise en se nourrissant. Il forme des colonies jusque 100 couples ! Mais pas de craintes, il préfère les falaises et plateaux en altitude à nos plaines alsaciennes.
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L'ours brun... il est capable de courir jusque 50 km/h et mange à peu près tout... Guère réjouissant pour nous. Mais si, car c'est un opportuniste, il se nourrira de ce qui se trouvera à sa portée et évitera soigneusement les proies plus grosses que lui. Alors, si vous le laissez en paix, il n'aura aucunement l'envie de vous coller ses griffes en plein visage.
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Le lynx est le plus gros félin d'Europe. Sa ressemblance au chat est telle qu'on a coutume de le reconnaître aux poils qui se hissent au sommet de ses oreilles. C'est un animal solitaire qui est présent dans nos forêts.
A la ferme, quelques 25 races se laissent volontiers caresser le pelage. Et nous pourrions y passer la journée, dans la ferme. Ces animaux nous font penser à nos grands-parents qui côtoyaient régulièrement poules, chèvres et autres cochons, tandis que nous, ne les connaissons guère plus que coupés en morceaux dans l'étal aseptisé des rayons frais de supermarchés.
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Le sanglier... Pour ceux qui usent des cols régulièrement, comme moi, avons l'habitude de trouver sur nos chemins tôt le matin des yeux brillants dans la nuit... Pas commodes, les sangliers au lever du jour. Bonjour les bosses sur la voiture. Ils se fabriquent une peau épaisse, pour se rendre le plus invincible possible lors des combats. Ce qui en fait une bête extrêmement robuste et solide. Et gare aux canines, ce sont de véritables défenses !
Le Grand Nord nous est révélé par la présence de ses habitants au pelage frigorifique : loups arctiques, renards polaires, rennes et chouettes. Et là, je me pose une question... Comment diable font-ils pour respirer sous le soleil de juillet en cette Lorraine chaude ?
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Peu importe, nous aurons pour compensation à notre question quatre espèces de chouettes : l'épervière, la Harfang, la lapone, et celle en provenance de l'Oural.
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Le loup arctique ne craint pas l'homme. Et les amérindiens le lui rendaient bien ! Ils aimaient cette bête qu'ils surnommaient le docteur des animaux.
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Le renard polaire est capable de supporter une température chutant à moins 70°C. C'est presque inimaginable. Il habite la toundra, au bord des glaces et se nourrit de ce qu'il trouve en ces terres peu accueillantes.
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Le renne est mythique chez nous et tant attendu en décembre ! Sauvage, il peut être domestiqué ! C'est d'ailleurs ce que font les Nénets, les nomades vivant au delà du cercle polaire.
Chats sauvages ont élu domicile dans la forêt des carnivores. Ici, les animaux que nous auront observés sont familiers. Ils ont moins émerveillé les têtes ! Eh oui, Il n'y a plus rien d'extraordinaire à ce que l'on peut voir chaque jour ! Quand bien même, il a été intéressant d'en savoir un peu plus sur eux...
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Le chat forestier : il existe en grand nombre dans nos forêts. Et pourtant, nous n'en voyons pas. Et quand en vient un : « Tiens, un chat... » Certes, il ressemble étonnamment (d'ailleurs non !) au chat domestique. Et pourtant, il vient d'Afrique, contrairement au chat sauvage qui lui, est bien de par chez nous.
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Si le renard roux est un habitué rencontres en forêt,
nous n'en sommes que davantage surpris d'en croiser en
ville, de temps en temps ! Si si, Strasbourg en a vu traverser un, une fois...
Les loups nous content leurs Histoires de Loups, sans crainte de voir surgir au détour d'un feuillage le petit chaperon rouge ou la bête du Gévaudan. Souvent diabolisé par les contes pour enfants insomniaques, le loup est un animal très sociable et vit en meute hiérarchisée où les parents sont clairement identifiés et tout et tout. Bref, comme chez nous, quoi ! Et pis comme tous les animaux sauvages, il fuit l'homme le plus souvent. Alors be quiet !
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Le loup d'Europe est arrivé en France en traversant les Alpes italiennes. Il s'est vu exterminé dans nos régions, par la chasse des hommes qui le craignaient tant pour sa réputation que pour les dégâts qu'il pouvait causer dans les troupeaux, car le loup chasse en meute des proies parfois bien plus grosses que lui. Le loup d'Europe est l'un des ancêtres de nos chiens domestiques.
Le parc de Sainte-Croix rend également hommage au Peuple Invisible de nos forêts... Parmi eux, nous aurons eu la chance de découvrir les cigognes noires, le garrot à oeil d'or, la gélinotte, le grand tétras, la harle piette, les martres et les salamandres. Sans oublier cette petite souris qui voltige dans les airs comme un cerf-volant. Mais il a fallu faire preuve de patience et de vigilance. Parfois, les petites bêtes nous épiaient depuis plusieurs minutes déjà avant que nous-même ne les apercevions. Sans doute avons-nous été observé à notre insu par un fourmillement d'animaux.
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L'écureuil roux est souvent choyé par les bambins émerveillés. Ce petit omnivore aime nicher dans les forêts de conifères et, non, ce n'est pas une légende, il fait bien des provisions pour l'hiver. Mais saviez-vous que par jour, un écureuil peut manger jusque 100 pommes de pins ?
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La martre est à ne pas confondre avec la fouine. Elle est capable de sauter de branches en branches en effectuant des sauts de 3 m ! Et sur des branches super fines en plus !
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25% des milans royaux vivent en Moselle. A l'époque des Seigneurs, il était très chassé avec le faucon, sa chair étant réservée aux rois.
Dans le coin des Animaux Importés, nous aurons à loisir de nous émerveiller des ratons-laveurs, daims et aurochs, que personnellement, je croyais disparus de la surface du globe. Ce dernier a emporté l'émerveillement de la journée, justement par sa réapparition... C'est assez incroyable : comment peut-on faire réapparaître une espèce totalement disparue ?
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L'aurochs est l'ancêtre des vaches préhistoriques et il a pu être reconstitué à partir de vaches très anciennes. En réalité, il ne s'agit donc pas de vrais aurochs, mais d'une forme quasi semblable. Dans le parc, l'animal broutait à côté d'un taureau qui paraissait à peine de la taille d'un veau. C'est dire l'imposante carrure de l'aurochs... Surtout lorsqu'on apprend que sa forme reconstituée est plus petite que la forme préhistorique !
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Il existait quelques 60 000 000 de bisons d'Amérique avant que les blancs ne les déciment. Aujourd'hui, à part à Yellowstone, il est difficile d'en apercevoir à l'état sauvage. L'espèce a été sauvée et les éleveurs américains peuvent compter quelques 15 000 bêtes.
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Le cheval de przewalski est un petit cheval des steppes qui vit à l'état sauvage, notamment en Mongolie et au Kazakhstan.
Même les hôtes les plus indésirables de nos maisons s'exhibent dans le Logigrouille. Souris, araignées et insectes en tout genre
