Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 13:08

Et si pour une fois le passage à la nouvelle année ne ressemblait pas aux précédents ? Trois jours à Paris, bondée de monde, dans le froid ? En voilà une bonne idée…

Première surprise : le TGV a deux heures de retard… Pas glop !

 

 

 

Pour de plus amples détails, se référer au guichet « Informations » : nous pourrons embarquer dans un autre TGV dans 30 minutes… Comme des centaines de passagers impatients. Du coup, les seules places disponibles, qui ne sont d’ailleurs pas des places, c’est parterre, dans le wagon-restaurant.

 

 

 

Finalement, nous foulerons les pavés de la gare de l’Est aux alentours de midi, vous savez, ce moment fort désagréable où les entrailles sautent le quadrille sur des airs de roulement de tambour de lave-linge.

 

Première épreuve : course d’orientation, avec plan mais sans boussole pour trouver le Milano que nous recommanderons à tous les voyageurs pour sa propreté, ses prix anti-crise et son hôtesse sexagénaire adorable tout droit sortie de l’emporium de monsieur Magorium.

Sur le plan, l’hôtel se trouve à 150 mètres de la gare… du Nord ! Ce que nous avions ignoré sans le savoir… Alors après 3 km d’allers et retours dans les mêmes rues, dans un sens, puis dans l’autre, les nerfs en pelote, nous atteignons enfin notre Eldorado pour constater qu’en effet, 150 mètres le séparent de la gare, toujours du Nord qui elle-même jouxte celle de l’Est… Aucune inquiétude, les gens normaux trouveront facilement ce port d’attache dès leur arrivée en capitale.

 

 

 

Pour le reste, étant donné la publication tardive de l’article et la rétention de photos de la part d’un membre taquin de l’équipe, le récit sera light et pas réellement chronologique. En tous les cas, nous avons déambulé dans les rues éclairées et c’était grandiose.

 

 

 



Au bout des Champs Elysées, la grande roue nous souriait dans son plus bel apparat. Elle nous attirait, telle une lampe invitant les moustiques à venir s’y perdre. Et hop ! Une petite roulade en plein ciel…

 

 

 



En cette fin d’année plutôt fériée, les musées sont au repos. La seule alternative pour des doigts de pied bien au chaud : les magasins ! Et si déjà à Paris nous sommes…

 

 

 

Ce seront des magasins de choix que nous sélectionnerons : les grandes boutiques aux noms scandaleux en ces temps de diète. Pas le moindre témoin numérique puisque des gorilles en faction nous l’ont formellement interdit. Et comme nous ne sommes pas des Tarzan en herbe, nous respecterons religieusement les volontés des lieux. Mais chez Disney et au Virgin Mégastore, nous pourrons user clandestinement de la gachette-souvenir.

 

 

 

Dans le monde féerique et doux, autant que haut en couleurs de Mister Walt, certains achèteront les mascottes de nos jeunes années enfantines tant regrettées.

 

 

 

Pour ma part, les ouvrages de Jean-Louis Fournier me feront les yeux doux au Virgin Mégastore. Et comme je suis fortement influençable, « le CV de Dieu » et « Il a jamais tué personne mon papa » ont enrichi ma bibliothèque, aux côtés du prix fémina 2008 « Où on va, Papa ? ».

 

Emplettes effectuées, le cœur léger et le portefeuille allégé, l’estomac s’entend gronder. Alors l’envie d’une p’tit resto sympa au cœur de Montmartre se dessine. Nous garderons l’envie originelle comme source de chaleur car la déception fut de taille : une impression de pizza surgelée-attrape-touriste flottait dans l’air. Et ni le cadre symathique en hommage à l’époque de Toulouse-Lautrec ni les notes faciles du pianiste ne nous feront oublier cette péripétie gustative.

 

 

 



Le Palais de la Découverte, quant à lui, a gardé ses portes grandes ouvertes et nous a dispensé tout son savoir sur la logique mathématique et la magie des sciences. Une visite quasi religieuse… Force est de constater qu’aujourd’hui, je ne me souviens absolument plus des théorèmes revisités ce jour-là… Piètre élève, j’ai bien fait d’aller à l’IUFM !

 

 

 

Finalement, il me semble bien que l’ordre chronologique de ce séjour est respecté, alors si ma mémoire n’est pas si défaillante, l’étape suivante, c’est pour le fun et la frime !

 

 

 

Très agréable… Deux mètres de diamètre, c’est l’espace vital nécessaire pour l’épanouissement personnel d’u individu au Fouquet’s. Rien que sur le fauteuil réservé à chacun, on aurait pu tenir à trois ! Ah… Les vieilles habitudes de la France d’en bas… Un verre de champagne nous aurait volontiers tentés… 60€ le verre… Même 60€ la bouteille nous aurait découragés ! Alors coca, vin et mojito feront l’affaire.

 

 

 



L’addition, c’est comme les noix de cajou, les pistaches et autres variétés d’arachides offertes : salé ! Pourtant, je dois avouer que jamais, au grand jamais, je n’avais goûté d’aussi délectables noix de pécan !

  


Maintenant, il me semble bien que le Fouquet’s, c’était après Disney… Bref !

 

On devait bien être le 31 au soir, donc direction le Trocadéro, blanc de noir prisunic dans le sac.

 

 

 













Elle n’avait jamais été aussi belle ! Bleue, jaune, blanche, scintillante de milliers de leds, son spectacle s’offrait et se recevait comme un cadeau. L’adrénaline montait et ce fut totalement surnaturel… L’attente, et l’explosion !

 

 



Minuit moins cinq...


Minuit cinq...


Suite aux deux heures dans les sous-sols de la capitale, retour dans la petite chambre douillette et bien chaude où nous terminerons la nuit avec les bouteilles laissées dans un endroit réfrigéré de choix : l’échafaudage de la façade !

 

 

 

Et que la nuit fut douce, l’esprit transporté de bulles en bulles dans les confins de l’univers intersidéral.

 

Le lendemain : des désirs de Paris-panoramique au 3e étage… Force est de constater que lui aussi est dans le brouillard d’un lendemain douloureux de veillée festive.

 

 

 

Le bateau mouche, resté au raz des nénuphars nous proposera l’histoire de l’Île de France au travers des bords de Seine : les ponts et Alexandre fait d’or, les églises et Notre-Dame, les musées et Orsay… Pour le reste, écouter les explications dans le téléphone : pour le français, taper 1, pour l’anglais, taper 2, pour l’allemand, taper 3. L’italien ? Tapez 4 ! Le russe, le portugais… Le meilleur bouton ? Le 6 : pour les enfants ! C’est toujours mieux avec les anecdotes et une voix mielleuse : « Devine ce que renferme le pylône sur lequel la statue d’Alexandre pose… Tu ne sais pas ? Oooooh… Eh bien la truelle entièrement faite d’or qui a servi à maçonner le pont, bien sur ! »

 

 

 

Le retour ? Je ne m’en rappelle pas… Téléportation ? Sans doute…

Par Gribouille - Publié dans : RTT
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