Et durant tout ce voyage, une seule chanson en tête de neurone...
La Roche de Rame
L’Argentière La Bessée
Briançon
Gap
Serre-Ponçon
Clavière
Col du Lautaret
Fun
La Roche de Rame
La roche de Rame… Elle est située dans la vallée de la Durance et le site existe depuis l’Antiquité. Des fouilles archéologiques ont mis en évidence la présence d’une nécropole gallo-romaine.
Pour ma part, la visite du site s’est limitée à une petite pause au pied du lac, cerné de montagnes. Partie pour une aprem de farniente, le moment a viré court : à peine installé la serviette de plage et tombé le short que la pluie est arrivée… Rebrousse chemin jusqu’au lendemain, où, davantage chanceuse, j’ai pu m’étendre quelques heures en compagnie du dernier tome de Bernard Werber.
L’Argentière La Bessée
Cette petite commune doit son nom au regroupement de deux villages : La Bessée et L’Argentière.
Alors, La Bessée est connue depuis le XIIe siècle… La chapelle Saint Michel qui datait, elle, du Moyen-Âge, fut détruite au XIXe siècle. Elle y abritait un prieuré desservi par cinq chanoines de la congrégation d’Oulx. Parallèlement, les textes relatent l’existence d’un monastère de religieuses dirigé par une abbesse. D’où le nom de La Bessée, qui s’écrivait d’abord L’Abbessée.
Quant au nom de l’Argentière, il est le témoin des mines de plomb argentifère exploitées dès l’époque romaine. D’ailleurs, de nombreuses machines d’extraction de minerai datant de la révolution industrielle ont été découvertes lors de fouilles archéologiques.
Située aux portes du parc national des Ecrins, la commune de l’Argentière La Bessée est entourée par de nombreux sommets rocheux tels que le Montbrison culminant à 2 800 m. On y fait de l’escalade sur cascades de glace. Perso, j’ai pas essayé… J’ai préféré me promener dans les rues pavées, allant de commerces fleuris en commerces artisanaux. J’en reviens aux montagnes… La fonte des glaces, lorsque le soleil refait surface, alimente un cours d’eau qui traverse la ville d’une eau blanche ou bleue claire selon la luminosité, mais toujours très opaque de calcaire.
Et c’est dans ce cadre magnifique que je me suis réveillée chaque matin, aidée du soleil, hébergée au sein de la famille Peraldo que je remercie encore pour sa générosité hospitalière.
Ah oui, le mec en statue, c'est Edward Whymper, un alpiniste britannique qui s'est illustré en explorant le Groenland (il en rapporté des plantes fossiles) et l'Equateur (pour y étudier le mal des montagnes). Et s'il est homagié ici, c'est tout simplement parce qu'il a été le premier à atteindre les sommets du lieu !
Briançon
Perchée à 1326 m d’altitude, c’est la plus haute ville de France. Elle se démarque aussi en occupant la première place dans le classement des villes les plus ensoleillées de France. Pour l’atteindre, je suis passée par le col du Lautaret serpentant à 2058 m d’altitude. Puissance montagneuse et neiges éternelles m’ont émerveillée à chaque virage.
Le centre ville est cerné par une ceinture de fortifications imaginée par Vauban et donnant le ton aux nombreux forts surplombant les sommets alentours : fort des Trois Têtes, fort du Randouillet, fort Dauphin, fort d’Anjou, et j’en passe. Toutes ces protections visant à anticiper une éventuelle invasion italienne ont été érigées sous la direction du marquis d’Asfeld dont le petit pont porte son nom. Ainsi, Briançon demeure une ville militaire de choix, aujourd’hui encore, d’ailleurs !
Le nom de Briançon trouve son origine dans la langue romaine : la ville a été auparavant baptisée Brigantium dont la racine celte « brig » signifie tout simplement « lieu élevé ». Déjà Ptolémée et Pline mentionnent l’existence du bourg, fondé par les grecs chassés du lac de Côme… Enfin ce n’est qu’une forte supposition, en fait…
On peut également souligner la notoriété de la ville qui a vu naître un des plus grands skieurs français… Luc Alphand. Eh oui, Briançon, c’est aussi une station de ski appartenant au domaine de Serre-Chevalier, qui a misé toute son activité économique sur le tourisme.
Et comme c’est l’été, je n’ai pas sillonné les pistes mais la Gargouille, ruelle célèbre de la ville où se trouvent de nombreux artisanats… Savon de Marseille, friandises locales, fabriques de cadrans solaires, le joyau du patrimoine.
Gap
Notons que les photos de Gap sont inexistantes... Ces clichés proviennent de la route qui mène vers sa destination.
Située à 735 m d’altitude, la vallée a été dessinée par le glacier de la Durance. Le premier peuplement de la ville daterait du néolithique, foi de scientifique. A l’époque préromaine, on est cependant sûr d’une présence humaine puisqu’un dolmen a été découvert en 1866.
Napoléon, de retour de l’île d’Elbe s’arrête à Gap. Heureux de l’accueil qui lui avait été réservé, il aurait déclaré « Dans toutes les circonstances où je pourrai me trouver, je me rappellerai toujours avec un vif intérêt tout ce que j’ai vu en traversant votre pays. »
Le premier nom de la ville, Vapincum, aurait été donné par les Celtes. Ce qui signifie « fond de vallée en région montagneuse ». Et Vap serait devenu Gap par décision des Goths qui avaient plus de facilités avec la lettre G.
Notons aussi l’humour des gapençais puisqu’au moins trois d’entre eux se sont illustrés pour leurs talents comiques : Marie-Anne Chazel, Chantal Lauby et Michel Crespin.
Pour ma part, j’ai déambulé dans la zone piétonne de la ville, m’arrêtant ça et là pour siroter un coca ou acheter un petit haut super sympa…
Serre-Ponçon
Le lac est artificiel… 28,2km², 14 millions de m3, 780 m pour l’altitude, 722 m à l’étiage… Que de chiffres qui donnent le vertige ! Ah oui, encore un nombre : le 924, pour la longueur totale du pont de Savines, surplombant l’ancien village de Savines de 40 m ! Et encore un nombre, et toc !
Passé le tournis de ces données impressionnantes, ce lac peut aussi donner des frissons : une chapelle, du prieuré Notre-Dame de Boscodon, est construite au XIIe siècle sur une petite butte aujourd’hui appelée l’îlot Saint-Michel. A ses pieds, un cimetière et autour trois villages… Paradoxe, me direz vous… Autour d’un îlot, y a de l’eau, pas trois villages ! Et pourtant, les deux ne sont pas incompatibles… En fait, les villages ont été inondés et engloutis, forçant le déménagement de 1 500 personnes. C’était sur le coup des années 60. Et la chapelle, quant à elle, ne doit son salut qu’à la petite butte qui la soutient : sa destruction était programmée, mais annulée en raison de son altitude. Du coup, elle trône au milieu du lac, entre nageurs, navigateurs et sportifs.
Car à Serre-Ponçon, tout est possible : trimaran, kitesurf, planche à voile, voile tout court où avec moteur, gymnastique aquatique musculaire, le tout exécuté par de joyeux campeurs offrant aux plages de galets une féerie estivale.
Clavière
Sur le col de Montgenèvre, en Italie, on se croirait au pays de Heidi. Et pendant que la BO du générique de la série défile dans mes oreilles, mes yeux se gorgent de paysages alpins. Chalets au pied des sommets… la sérénité dans tout son accomplissement. Là, le lâcher prise devient atteignable.
Et pour faire perdurer le rêve, la station de ski porte le modeste nom de Via lattea. En d’autres termes Voie lactée. Les sportifs des JO de Turin l’ont testée en entraînement en 2006. Mais en été, ce sont les golfeurs qui s’approprient les étendues devenues vertes après l’hiver.
Historiquement, cette ville a connu le passage d’Hannibal et de Jules César. Contente d’être née au XXe siècle et pas en pleine Antiquité !!!
Rhôoo pis pour la petite histoire, ils font là bas des pots de Nutella de 8 kg !!! J’en ai pas ramené, trop lourd.
Col du Lautaret
En région PACA, on peut frimer, parce qu’en terme de col, outre le Galibier et l’Izoard, il y a le Lautaret… Culminant à 2058 m, il relie Grenoble à Briançon. Et le Tour de France y a déjà laissé un volume de sueur incalculable. Pour les moins sportifs mais amoureux de la nature, le jardin botanique alpin titille les sens.
Fun
La sélection fun a commencé en Italie… A la banque ! C’est assez rare de rire en compagnie de banquiers pour que mon hilarité ait le mérite d’être soulignée ! Au distrib’ y a un clavier complet… Je ne sais si c’est pour laisser un petit mail sympa au directeur des comptes, genre « Oui, oui, je sais, le rouge m’a atteint depuis longtemps, mais un petit retrait de rien du tout… »
AAAaaaahhhhhhhh ! Une photo, pour les avoir en souvenir et pas sur les hanches jusqu’à trépas…
Pour celle-là, on se passera de commentaires… Chui contente d’être venue en été, parce qu’avec mes gènes de chèvre, sur que j’aurai passé le costume de bonhomme de neige !
Petit clin d’œil pour mon Antonin de musicien. Outre la pancarte même, je crois qu’il saura apprécier le caractère Moyen-Âgeux du cliché.
Bon, je précise tout de suite que je ne me moque absolument pas de ceux qui n’ont pas la chance de vaquer sur deux jambes. Mais là, quand même, sans fauteuil, c’est scandaleux !
Les photos, c’est aussi les photos fun… Pendant 800 km j’ai mitraillé la route avant de me rendre compte que j’avais un miroir d’observateur secret.
Martilyne et ses amis…
Martilyne à la plage…
Martilyne en maillot de bain (inutile de cliquer, l’image ne s’agrandira pas… Trop de complexes à évacuer d’abord…)
Et Sandy… aussi à la plage ! On change pas une équipe qui gagne !
