RTT

Samedi 13 juin 2009

L’édition 2009 des Arts au vert accueillera l’astronomie au Maettlé…

Les œuvres s’y laissent admirer au milieu des arbres, le long d’une sympathique promenade d’un samedi après-midi timidement ensoleillé.

 

Tous les commentaires sont la retranscription mot pour mot des petites pancartes présentes pour nous éclairer au besoin.


Vingt enfants du CEL de Munster partent à la découverte du ciel et des étoiles avec Christiane Babilon et Anne Werey. Le long du chemin rural se sont installées de grandes lunettes astronomiques à travers lesquelles les visiteurs pourront emprunter un regard d’enfant en découvrant leur perception de l’espace.











Kinétic mécanik 16, Patrice Hubert

A priori, les œuvres de Patrick Hubert semblent s’inscrire dans le courant gothique né dans les années 1970 issu des mouvements punk et new-age. Ette « sous-culture » s’inspirant du cinéma expressionniste allemand, du fantastique, des romans victoriens se caractérise par une esthétique sombre, très souvent provocatrice. Mais l’artiste ne se limite pas à cette seule approche. S’il souscrit à la démarche de H.R. Giger, son imaginaire se nourrit aussi du monde troublant et délirant de Jérôme Bosch, de l’inventivité de Léonard de Vinci. L’artiste, sans nostalgie aucune, se sent assez proche su « steampunk », mouvement artistique qui rappelle l’esthétique de la fin du XIXe siècle. Ses sculptures allégoriques, monumentales parfois, évoquent de curieuses machines à pattes d’insectes. Fantasmagoriques, elles font aussi allusion à l’art cinétique : des dispositifs incluant moteurs et lumières les animent.


Planétarium itinérant, Chasseurs d’Eclipses

L’observation du ciel comme un art… Avec la perte progressive de ce repère, l’humanité court le risque de se couper du cosmos qui l’a créée. Enfants des étoiles, nous avons besoin de savoir où nous sommes, pour savoir où aller. Sous la toile noire, s’abrite la toile claire, sur laquelle le planétarium dessine les constellations mythiques. Constellations, dont certaines ont accompagné la naissance de l’humanité, alors que d’autres lui ont tracé la voie, dans sa découverte de nouveaux mondes. Davantage aujourd’hui qu’autrefois, il nous faut continuer à raconter le message des étoiles, pour que leur connaissance perdure au-delà du brouillard ambiant, que leur petite lumière continue à scintiller dans les regards et les esprits. L’association des Chasseurs d’Eclipses vous propose, au Maettlé, la Clairière, de partir sur la piste des étoiles, dans le cadre de l’année mondiale de l’astronomie.


Dans un instant, Jisook Min

Une grande sphère, éclairée par trois spots et couverte d’une mosaïque composée d’innombrables miroirs minuscules, tourne éternellement au milieu d’une forêt. Les reflets de lumière se dispersent, flottent dans les ombres… métaphore d’une danse, pour mouvement de l’espace infini, sensation aérienne…
Attraction étrange ? endroit inattendu ? Cette installation, ce lieu, invitent à un voyage collectif dans une atmosphère en apesanteur, comme échappée belle dans une forêt de notre enfance… Ici, le temps, l’espace, créent des perspectives qui nous sont méconnues. Toute perception inhabituelle produit toujours une tension imaginaire entre le réel et le rêve, entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’espace public et l’intime. Ce procédé de décalage, permet, selon moi, de réveiller notre sensibilité poétique. Au détour du chemin, l’espace d’un songe, engage le spectateur à se promener dans son « jardin secret ».




Fragments, Emmanuelle Ducrocq

A même le sol, au fil des heures, la nuit, le jour, un miroir circulaire fragmenté, reflet du ciel et du paysage offre aux visiteurs les facettes multiples du paysage alentour. Œil du ciel ? Flaque d’eau ? Observation de la voûte céleste, trait d’union entre le ciel et la terre ? L’artiste a choisi cette matière réfléchissante et cette forme circulaire pour évoquer le mouvement perpétuel de l’Univers.



Latitude 48.052, Pierre Laurent

Après avoir renié ses convictions scientifiques et en particulier le fait que la Terre tourne sur elle-même, Galilée aurait murmuré « e pur si muove »… Depuis des siècles, les scientifiques du monde entier cherchent à comprendre la naissance de l’Univers, à percer les secrets de l’ordonnance de l’Univers… On peut s’émerveiller d’observer que les astres, le Soleil en particulier, ont largement influencé l’architecture (pyramides égyptiennes ou incas, cathédrales, récemment Alignement du XXIe siècle, d’Aurélie Nemours…)

L’installation présentée au Maettlé se réfère aux architectures solaires antiques. Comme à Stonehenge, c’est le Soleil qui battit l’œuvre. La hauteur, l’inclinaison des volumes composant l’installation résultent de la course du Soleil à la latitude 48.052 correspondant au lieu et aux dates de la manifestations. En se plaçant au centre du dispositif, on peut suivre le mouvement de la Terre autour du Soleil. L’ensemble de l’installation sert de socle au Soleil. L’intention de l’artiste est de provoquer chez le spectateur, placé au centre de l’œuvre, une réaction physique et motive suscitée par l’installation, l’espace et le soleil.


Les joueurs d’Ether, Sylvain Lécrivain

Il était une fois… éclats des cieux jadis,

Des joueurs d’éther,

Hauts fuligineux, au regard ébranché,

Souffleurs d’empire aux grands fracas de terre…

 

Vois comme l’écorce folle file son heur aux bras du maître, tandis que l’astre enchanté supplie sa danse au vol de la nuit !

 

Prête l’écoute, ami, et suit cette échappée !

Des mondes brillent encore du bleu de l’infini…

De vif argent d’ores et de jets se poudrent

Ce jeu des ombres en âmes ite…

 

Plût aux ciels que d’un air ils pivotent et roulent aux pieds des forêts !

Bernard Cunsolo




Outre ciel, Sylvie Lander

Un ensemble de peintures sur toile marouflée, réalisée à l’huile et à la feuille d’or.

Une nouvelle vision pour un autre univers.

Jour et nuit, réunis au même moment en un espace unique. Ces œuvres fondent une attente, comme une étape, avant de nouvelles envolées. Elles posent un moment de calme.

Des bleus ardents, liquides, fusionnels palpitent du fond de la toile et ils renvoient dans l’imaginaire de l’artiste aux vibrations intangibles des bleus extraordinaires de Giotto, Yves Klein ou Juan Miro. Le noir est velours profond, l’or véritable éclate.

Le ciel est déchiré, nous passons outre, en un fracas silencieux, les éclats sont en suspens, l’infini fulgure, enivrant. Les énergies simultanées vibrent…













Le chien céleste, Viktoria Klotz

« Le chien céleste » est un film vidéo qui fait référence au motif païen des « wild jagd » ou « chasses volantes ». Ce thème mythologique véhiculé par les invasions barbares est une légende qui survit en France encore au XXIe siècle. Scénario cosmique, la chevauchée fantastique traverse le ciel des nuits hivernales et féconde les terres agricoles. La bande sonore est construite sur la rythmique d’une roue à carillons enregistrée dans une église bretonne. S’y mêlent des galops, des cris d’hommes et des cloches de chien. Le film met en place cette dialectique du sauvage et du domestique en envoyant en apesanteur un chien d’arrêt au centre de la nébuleuse d’Orion (le géant chasseur de la mythologie grecque). Instant aérien, d’apesanteur, où le chien « paralysé » écoute le cours de événements… Pour « e pur si muove », le film devient le centre d’une installation rurale : on disait des chiens des chasses volantes qu’ils se transformaient en cailloux si d’aventure on parvenait à les attraper…



La conversation céleste, Katerine Louineau

Très en vogue en France au XIXe siècle, la conversation (ou « confident ») est un canapé deux places dont le dossier en forme de S permet de dialoguer en se faisant face. La conversation céleste de Katerine Louineau est une invitation poétique à la réflexion, au dialogue et à la méditation. Elle est constituée d’une structure en rondins de bois et de miroirs en guise d’assise.

Parce que ses racines plongent dans le sol et que ses branches s’élèvent dans le ciel, l’arbre est universellement considéré comme un symbole des rapports entre le ciel et la terre.

Le miroir (speculum en latin) nous a donné le verbe spéculer, qui originellement signifiait observer le ciel et les mouvements relatifs des étoiles à l’aide d’un miroir. De nos jours, la spéculation se définit comme une activité humaine consistant à imaginer, à anticiper les réactions d’autrui, comme si nous étions à sa place, et à porter un regard sur notre propre activité, comme si nous étions un autre. Là encore, il s’agit d’une mise en miroir.

La voûte céleste qui se reflète est une source inépuisable de rêves, d’aventures humaines, de mystères… Toutes les civilisations y ont projeté leurs croyances, leurs mythes, peuplant le ciel de dieux et de légendes.

Miroir de toutes les cultures, le ciel est depuis toujours le siège de bien des spéculations…



Corps célestes, Anaïs Lelièvre

Ces images, entités courbes et fluctuantes, telles des planètes, à la fois séparées et connectées comme dans un Univers, constellation étoilée de points de lumière, disséminés jusqu’à perte de vue, voire infinis… sont une image de l’espace sidéral. Comme une ombre projetée du ciel sur le sol, un reflet inversé, représentation détournée. Car pourtant, ce n’est que du corps et du numérique. Mais c’est grâce à la technologie que l’homme peut mieux voir les étoiles et imaginer les atteindre. Par le numérique, multitude de pixels, points lumineux et animés de pulsations électriques, l’homme recréé la nature cosmique.

Et dans ce fourmillement, je retrouve le milieu prénatal ; je fais éclore des photographies numériques des corps ovoïdes ou des figures fœtales. Loin des théories sur le corps post-humain, je retourne le corps vers son origine pré-humaine. Plutôt que corps artificiels, envahisseurs et destructeurs, les images circulaires peuvent apparaître comme des germinations archaïques : une constellation de cellules en développement, d’une nature incertaine, à la fois célestes, végétales, corporelles, issues de la même « soupe primitive ». C’est également par la confusion, notamment entre ciel et terre, qu’Ovide décrit l’ »Origine du monde » : « la nature n’offrait qu’une apparence unique, amas de germes disparates. Un dieu sépara du ciel la terre ».

Les progrès scientifiques sont ici un moyen de régression vers le point premier d’où l’on s’est détourné, refaisant à l’envers son chemin, cailloux par cailloux semés (restes d’astéroïdes échoués). Selon Heidegger, habiter c’est « laisser revenir » l’ »unité originelle » de la terre et du ciel, des divins et des mortels. Habiter un lieu, s’y sentir « chez soi », est-ce retourner à l’étt de corps céleste ? Plutôt que de laisser des traces de soi, est-ce retrouver la trace du grand tout originel ?... Par ces images, j’habite le ciel.



M. Massip, Baryton martin

Le personnage qui chante est un monsieur de 91 ans, baryton martin, qui officiait dans les bons chœurs de Toulouse il y a quelques dizaines d’années. Il a été par la suite chef de chœur pour la chorale de son village, Cologne, dans le Gers. C’est lors d’une résidence artistique pour le festival « Art contemporain / Art vocal » organisé dans ce village, qu’il m’a été permis de rencontrer et de réaliser des portraits de passionnés de chant. J’ai, à partir de ces rencontres, réalisé une « métaritournelle ». La vidéo qui est présentée ici est un des portraits que j’ai réalisés lors de cette résidence. Elle montre monsieur Massip, articulant du bout des lèvres les paroles d’un disque gravé il y a fort longtemps et dont il est l’interprète, « Si mes vers avaient des ailes » (Victor Hugo / Reynaldo Hahn). L’attitude d’attention fragile m’a semblé d’une profondeur métaphysique et l’image de monsieur Massip semble déjà partager le ciel des anges. Depuis cette rencontre, les autres interprétations de cette chanson me semblent sans intérêt.


Le réveil d’Hélios, Vinca Schiffmann

Contenu de l’extrait de poème inscrit à la cire sur le char : « Il pousse, étincelant, le quadrige immortel. L’air sonore s’emplit de la flamme et d’harmonie. La Terre, au bord brumeux des ondes apaisées, s’éveille en rougissant sur sont lit de rosées. » (Le réveil d’Hélios, Leconte de Lisle)

L’œuvre prend pour point de départ le mythe grec du Dieu Hélios qui, couronné de soleil, traverse les cieux chaque jour dans son quadrige doré, procurant la lumière aux mortels et s’enfonçant le soir dans l’océan de l’ouest. La cire matérialise l’impossibilité de ce char volant, cloué au sol et voué à disparaître avec la révélation du véritable fonctionnement des astres. Le réveil, sursaut de compréhension, en devient métaphorique. La matière viscérale au sol, évocation de la chair et de la terre, nous rappelle que nos conceptions mentales sont toujours ancrées dans notre corps, au travers duquel nous pensons et qui nous donne sur le monde un point de vue nous plaçant nous-même irrémédiablement au centre.



Thiebaut Chagué, artiste céramiste et les élèves de l’école élémentaire de Wihr au Val

La culture scientifique s’articule avec un projet artistique dans lequel les élèves réinvestissent leurs connaissances. La terre est e médium approprié pour travailler la matière. Les élèves ont été amenés à imaginer comment le « sol » de Mars où d’autres planètes s’organise en cratère – sommet – mer – crevasse – rift – des reliefs tourmentés en somme.

A partir du malaxage et du modelage de la terre, les élèves matérialisent à petite échelle la formation d’un rift ou d’une montagne. Ce travail physique permet aux élèves d’appréhender le mécanisme des différentes forces en présence.

La transformation de la matière par le feu permet encore de comprendre la création de la croûte terrestre et de celle des autres planètes. L’artiste propose aux élèves de participer à une cuisson raku pour leur faire découvrir comment la matière se transforme sous l’action du feu.

Les réalisations des enfants sont présentées durant le festival sous forme d’une installation avec le concours de Thiebaut Chagué, céramiste, chargé de l’animation des ateliers.

Parallèlement à ce projet plastique, les élèves sont amenés à rédiger un carnet de bord, fruit à la fois de leurs interrogations scientifiques sur les mystères de l’astronomie et de leur imagination. Un abécédaire sur les objets célestes est réalisé avec les enfants de toutes les classes et fait l’objet d’un échange épistolaire entre les scolaires et les lycéens.




 



Une impérieuse osmose, Kim Tae-Gon

« Les moyens et les protocoles mis en œuvre par Kim Tae-Gon relèvent d’un type de production artistique fait d’objets, d’appareillages et d’actions en tous genres. L’artiste ne sen cache d’ailleurs pas. Dès les premiers mots qu’il utilise pour présenter son travail, il renvoie celui-ci à l’ordre de la tentation d’une analyse et de la résolution de ses propres problèmes relationnels. La démarche de Kim Tae-Gon procède d’une dialectique dont la formule de Rimbaud est la meilleure illustration. Son « je est autre » n’a que faire des barrières culturelles, il sanctionne tout autant l’incroyable diversité de la nature humaine que l’irrésistible désir de l’autre. Cette même tension vers autrui est à l’œuvre chez Kim Tae-Gon dans cette façon de concevoir toute sorte de dispositifs et de procédures les invitant au rassemblement et à l’échange. Jusqu’à cette extrême utopie de vouloir être l’autre. Aussi, ce n’est pas innocemment qu’il qualifie ses objets de « collectifs expérimentaux » tant ils ont pour finalité d’orchestrer des rencontres , de faire partager des sensations, de comparer des points de vue, d’établir des liens, bref de nouer des relations, afin que l’un et l’autre atteignent le plus haut degré de connaissance réciproque »… Philippe Piguet



Just a dream, Arnaud Wëyh

J’essaie d’introduire, lors de mes installations, des lieux entre deux espaces.

Foucault parlait à ce propos d’espaces « autres » qu’il nommait « hétérotopie ». Je construis un environnement architectural composé de formes géométriques simples, d’images et de vidéos souvent très courtes où le mouvement est difficilement perceptible, proche de l’arrêt.

La ville est emblématique de ce qu’est notre vie contemporaine. Nous l’habitons comme une machine qui produirait du temps et de l’espace, une caméra à grande échelle qui composerait perpétuellement de nouveaux territoires dans des temporalités multiples. Cet agglomérat d’espace/temps crée de nouvelles images, nous oblige à reconsidérer notre état d’être au monde.

Plongé dans l’image, l’identité du spectateur est mise à mal de par son nouveau corps virtuel.

Les limites deviennent ténues entre l’ici et l’ailleurs, les notions de territoire de plus en plus ambiguës, les réalités multiples et parallèles. Sommes-nous en proie à une schizophrénie collective ?


Itinéraire d’un petit rêveur, bibliothèque de Munster

A la suite d’un atterrissage forcé dans le désert du Sahara, l’auteur rencontre le Petit Prince et sort enfin de sa solitude. Ce petit bonhomme venu d’ailleurs, lui demande de dessiner un mouton. Intrigué et le questionnant, l’aviateur apprend que le Petit Prince vient d’une autre planète : « l’astéroïde B 612 », une planète « à peine plus grande qu’une maison ».

De jour en jour, le récit du Petit Prince fait découvrir à l’aviateur cette planète, son départ, son voyage…

S’inspirant du Petit Prince de Saint Exupéry, huit enfants ont réalisé un travail plastique commun sous la conduite de Laurence Muller.


Mahashaktido, Philippe Boutillier

Passionné par les philosophes révélant à l’homme sa dimension spirituelle, le sculpteur nourrit son imaginaire dans les représentations des symboliques traditionnelles. Il s’intéresse tout particulièrement aux structures formelles douées de vibrations spécifiques qui entrent en résonance avec des vibrations du même ordre dans l’Univers.

Philippe Boutillier a orienté son travail vers ce qui pourrait être un art sacré tirant sa légitimité de sa simple émanation vibratoire : l’enthousiasme de la forme. En utilisant des symboles, des formes et des schémas graphiques universels, il cherche à susciter une élévation de l’âme et de l’esprit une ouverture de la conscience. Des recherches sur les ondes de forme lui ont permis de découvrir, semble-t-il, le principe actif des volumes utilisés dans ses sculptures.

L’œuf, lié à la genèse du monde, symbole de création, de complétude et de perfection, émet, selon lui, une onde particulière d’énergie positive qu’il met en fréquence dans ses bas reliefs en appliquant les règles de la géométrie sacrée et du nombre d’or.

En 2006, il commence une série de sculptures en bas relief : les Shaktidos.


Atelier d’écriture

Comme des étoiles filantes, les mots et idées s’associent, se croisent, s’appellent et se dispersent dans nos esprits… Le temps d’un atelier d’écriture, la bibliothèque propose de les associer, de les modeler, de les transformer en une alchimie onirique et inédite.



Et ma p'tite phrase : "Porte du vin et les chats passent de miel en lune..."




Par Gribouille
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